Contributions des récupératrice·eur·s de matériaux
Les récupératrice·eur·s de matériaux apportent bien plus que la simple collecte des déchets solides à la source et le tri des matières recyclables. Leur travail contribue à une meilleure utilisation des terres, à la préservation et l’extension des espaces verts, à l’amélioration des cours d’eau et à la prévention des inondations. Elles·Ils stimulent l’innovation des systèmes énergétiques et réduisent les émissions de gaz à effet de serre. En plus de soutenir l’économie, l’environnement et la santé publique, elles·ils créent leurs propres moyens de subsistance.
Leur activité génère des revenus indispensables pour de nombreuses personnes et familles. À Belo Horizonte, au Brésil, des récupératrice·eur·s de matériaux ont expliqué que leurs coopératives ouvrent de nouvelles perspectives et permettent parfois de « sortir les gens de la rue ».
Les récupératrice·eur·s fournissent des matériaux réutilisables à d’autres entreprises. À Pune, en Inde, elles·ils collectent des matières organiques pour produire du compost et du biogaz, tandis qu’à Belo Horizonte et à Nakuru, au Kenya, les matériaux récupérés sont vendus à des artistes et à d’autres groupes pour être réutilisés de manière créative.
En outre, beaucoup de récupératrice·eur·s vendent leurs matériaux à des personnes qui les revendent ensuite à profit. Elles·Ils paient également des sociétés privées du transport et des conductrice·eur·s de camion.
Lorsqu’elles·ils sont organisé·e·s et intégré·e·s de manière formelle aux systèmes de recyclage, les récupératrice·eur·s de matériaux renforcent leur impact positif sur l’environnement. Par exemple, le projet de WIEGO « Réduction des déchets dans les villes côtières » a permis de renforcer la capacité des organisations des récupératrice·eur·s à lutter contre la pollution des océans par les déchets.
En ramassant les déchets dans les espaces publics, ces travailleuse·eur·s contribuent à rendre les villes plus propres et plus agréables à vivre. Elles·Ils détournent une part considérable des déchets de l’enfouissement ou de l’incinération. Un rapport de 2020 estime que 58 % des plastiques sont collectés par les récupératrice·eur·s, ce qui constitue une contribution essentielle à la chaîne de valeur et à la prévention de la pollution plastique.
Le recyclage est l’une des méthodes les plus efficaces et économiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Malheureusement, l’incinération privatisée des déchets tend à les exclure de ce processus dans de nombreuses régions du monde.
La réutilisation et le recyclage des matériaux réduisent la demande de matières premières vierges pour la production, préservant ainsi les ressources naturelles et l’énergie, tout en limitant la pollution de l’air et de l’eau.
Pour en savoir plus, consultez le rapport Les travailleuse·eur·s de l’informel en milieu urbain et l’économie verte.