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Événement passé

Services de garde d’enfants et travail des femmes

  • 20 mai 2021
  • Online

Accès aux services de garde d’enfants pour les travailleuses de l’informel

Ce webinaire visait à réunir différent·e·s acteur·rice·s du secteur de la garde d’enfants, issu·e·s des mouvements syndicaux et de défense des droits des femmes ainsi que de la communauté du développement de la petite enfance.

  • Horaire : 12h30 – 14h00 UTC et GMT (8h30 – 10h00 EST)

Intervenant·e·s :

  • Intervenante principale : Isabella Sekawana – Directrice en chef : Développement de la petite enfance, Législation et Familles, et Directrice générale adjointe par intérim des Services d’aide sociale, Département du Développement social – Afrique du Sud
  • Elizabeth Lule, Directrice exécutive, Early Childhood Development Action Network
  • Selma Núñez Parada, Éducatrice en petite enfance à la crèche de l’hôpital Roberto del Río, Dirigeante nationale et responsable des questions de garde d’enfants au sein de la Confédération nationale des professionnel·le·s des services de santé du Chili (Fenpruss)
  • Fish Ip, Coordinatrice régionale – Asie-Pacifique, Fédération internationale des travailleuses et travailleurs domestiques (FITD)
  • Discutante : Silke Staab, Spécialiste de la recherche, ONU Femmes
  • Modératrice : Rachel Moussié, Directrice adjointe, Programme de protection sociale – WIEGO

À un moment où les revenus des travailleuses de l’informel sont faibles et où l’endettement des ménages augmente, les services de garde d’enfants à bas coût sont encore moins abordables et accessibles. Ce webinaire se voulait un espace de discussion sur des approches communes pour accroître l’investissement public dans des services de garde d’enfants de qualité.

Les participant·e·s ont discuté du déficit de travail décent dans le secteur de la garde d’enfants, caractérisé par un fort taux d’emploi informel chez les femmes, et ont souligné le rôle central du gouvernement dans l’expansion des services publics de garde d’enfants. Le webinaire a également abordé la nécessité de cadres réglementaires protégeant les droits du travail des travailleuse·eur·s de la garde d’enfants et soutenant les travailleuses, tant dans l’économie informelle que formelle, afin qu’elles participent au marché du travail dans des conditions plus égalitaires.

La pandémie a mis en évidence la crise mondiale de la garde d’enfants, les crèches et jardins d’enfants ayant fermé pour freiner la propagation du virus. La majeure partie du travail de garde d’enfants a alors reposé sur les femmes au foyer, menaçant l’emploi et les moyens de subsistance des travailleuses. Dans le même temps, de nombreuses·eur·s travailleuse·eur·s de la garde d’enfants – y compris les travailleuses domestiques – se sont retrouvé·e·s sans emploi pendant les confinements et les fermetures d’écoles.

Investir dans des services publics de garde d’enfants répondant aux besoins des enfants et de leurs personnes soignantes est une entreprise ambitieuse en pleine récession mondiale. Les recherches d’ONU Femmes et de l’OIT montrent que cet investissement public peut être en partie récupéré grâce à de nouvelles opportunités de travail décent, générant davantage de recettes fiscales et de cotisations de sécurité sociale. Les nombreuses données issues du domaine du développement de la petite enfance sur les bénéfices durables des services de garde de qualité pour les enfants de 0 à 3 ans sont particulièrement convaincantes.

Objectifs :

  • Réunir différent·e·s acteur·rice·s du secteur de la garde d’enfants, issu·e·s des mouvements syndicaux et de défense des droits des femmes ainsi que de la communauté du développement de la petite enfance.
  • Mettre en lumière le déficit de travail décent dans le secteur de la garde d’enfants, caractérisé par un fort taux d’emploi informel chez les femmes – y compris les travailleuses domestiques.
  • Souligner le rôle central du gouvernement dans l’expansion des services publics de garde d’enfants et des cadres réglementaires, la protection des droits du travail des travailleuse·eur·s de la garde d’enfants, et le soutien aux travailleuses de l’économie informelle comme formelle afin qu’elles participent au marché du travail dans des conditions plus égalitaires.

Organisateur·rice·s :

  • WIEGO
  • Fondation Nelson Mandela
  • Early Childhood Development Action Network
  • Internationale des Services Publics (ISP)
  • Fédération internationale des travailleuses et travailleurs domestiques (FITD)
  • ONU Femmes