Ce qu'il faut savoir sur l'économie à la tâche et les travailleuse·eur·s de plateforme
- L'économie à la tâche regroupe des travaux ou des tâches de courte durée, généralement organisés par l'intermédiaire de plateformes numériques. Ce travail peut être effectué en ligne ou en présentiel, dans des secteurs tels que la livraison, le travail domestique, le transport, le travail des données et le travail indépendant.
- Le travail sur plateforme présente à la fois des opportunités et des risques. Les plateformes numériques peuvent offrir de la flexibilité et des opportunités de revenus, mais de nombreuses travailleuse·eur·s connaissent des revenus précaires, des protections limitées, un contrôle algorithmique et des obstacles à la résolution des conflits de travail.
- Les travailleuse·eur·s à la tâche et les travailleuse·eur·s de plateforme jouissent de droits fondamentaux au travail. Ceux-ci comprennent la liberté syndicale, le droit à la négociation collective, l'élimination de toutes les formes de travail forcé et de discrimination, ainsi que le droit à un milieu de travail sûr et sain.
- La réglementation du travail sur plateforme est en pleine évolution. Les gouvernements, les organisations de travailleuse·eur·s et les institutions internationales travaillent à améliorer les protections des travailleuse·eur·s de plateforme, notamment par de nouvelles lois, des conventions collectives et des normes internationales du travail.
- De nombreuses travailleuse·eur·s de plateformes sont classé·e·s comme travailleuse·eur·s indépendant·e·s, ce qui peut les exclure de la protection sociale, du salaire minimum et d'autres protections du travail.
Définitions
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L’économie à la tâche (ou gig economy) désigne la partie du marché du travail caractérisée par la réalisation de tâches et d’activités de courte durée, souvent appelées « gigs ». Au fil du temps, le terme en est venu à désigner toute personne effectuant un travail indépendant ou de courte durée, souvent par l’intermédiaire de plateformes en ligne. Aujourd’hui, l’économie à la tâche englobe une diversité d’industries, de niveaux de qualification et de modalités de travail. Ce type de travail s’oppose généralement aux emplois « traditionnels » à long terme, où il existe une relation claire de travail salarié.
Source : OIT (2025). Exploring the gig economy: Challenges and opportunities. A self-guided resource [Explorer l’économie à la tâche : défis et opportunités. Une ressource d’autoapprentissage]
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Une plateforme numérique est un type d’infrastructure en ligne qui permet l’interaction entre deux ou plusieurs groupes ou personnes. Les échanges qui s’y déroulent peuvent porter sur le travail, les biens, les produits numériques ou les informations.
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Les plateformes de travail numériques se servent de la technologie numérique, des marchés en ligne ou des algorithmes pour faciliter ou organiser l’échange de travail, de services ou de biens contre rémunération. Le travail peut être effectué en ligne (via des plateformes basées sur le cloud) ou dans un lieu géographique spécifique (via des plateformes géolocalisées). Ce qui les distingue, c’est le recours à la technologie pour assurer l’intermédiation entre la demande de services et la prestation du travail.
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L’emploi sur plateforme englobe tout type de travail dont l’organisation, la rémunération ou la gestion contractuelle sont assurées par une plateforme de travail numérique.
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Toute personne employée ou engagée pour fournir un travail ou des services rémunérés organisés par l’intermédiaire d’une plateforme de travail numérique est considérée comme travailleuse·eur de plateforme, quelle que soit sa situation dans la profession (c’est-à-dire qu’elle soit classée comme travailleuse·eur indépendant·e, non-salarié·e dépendant·e ou salarié·e) et qu’elle occupe un emploi formel ou informel.
Types et exemples de travail sur plateforme
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Le travail sur plateforme numérique se divise en deux grandes catégories :
- Les plateformes géolocalisées utilisent les technologies numériques pour organiser le travail, mais les tâches sont exécutées dans un lieu physique spécifique. Parmi les exemples, on peut citer les chauffeuse·eur·s de taxi, les livreuse·eur·s, les travailleuses domestiques, ainsi que d’autres services professionnels tels que la plomberie ou les services de beauté et de bien-être.
- Les plateformes en ligne ou basées sur le web servent d’intermédiaires pour des tâches exécutées en ligne et à distance. Parmi les exemples, on trouve le design graphique, la saisie de données, la rédaction et la correction, le développement de logiciels et la modération de contenus, entre autres.
Source : Rani, Dhir et Gobel (2025). Digital labour platforms and their contribution to development outcomes [Les plateformes de travail numériques et leur contribution aux effets en matière de développement]
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Pas tout à fait. Le travail à la tâche (ou gig work) est une forme d’emploi constituée d’emplois ou de tâches de courte durée. Ce type de travail s’oppose souvent aux emplois « traditionnels » de longue durée, où il existe une relation claire de travail salarié. Le travail sur plateforme numérique est un type spécifique de travail à la tâche. Il s’agit de travaux ou de services rémunérés organisés ou assurés par l’intermédiaire d’une plateforme de travail numérique.
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Le travail à la tâche est une forme d’emploi constituée d’emplois ou de tâches de courte durée. Ce type de travail s’oppose souvent aux emplois « traditionnels » de longue durée, où il existe une relation claire de travail salarié. Le terme a évolué à partir de l’industrie musicale, où les artistes étaient engagé·e·s pour des concerts ou des prestations ponctuelles.
Aujourd’hui, les exemples de travail à la tâche comprennent le travail indépendant de courte durée, tel que le design graphique, la saisie de données ou le développement de logiciels, ou encore le travail à la demande assuré par l’intermédiaire de plateformes de travail numériques, comme les chauffeuse·eur·s de taxi, les livreuse·eur·s, les travailleuses domestiques ou d’autres services professionnels. Bien que, dans une certaine mesure, le travail à la tâche soit devenu synonyme de travail médié par des plateformes numériques, il s’agit d’un terme plus large qui renvoie à la nature de courte durée du travail.
Source : Flanagan, F. (2019). Theorising the gig economy and home-based service work. Revue des relations industrielles, 61(1), 57-78. [Théoriser l’économie à la tâche et le travail de services à domicile]
Données et participation
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Il n’existe pas d’estimation mondiale précise du nombre de personnes travaillant sur les plateformes de travail numériques. Les statistiques les plus précises et les plus fiables sur l’emploi sont recueillies dans le cadre des enquêtes sur la population active, mais celles-ci ne recensent pas correctement les travailleuse·eur·s de plateforme.
De plus, la plupart des plateformes de travail numériques ne divulguent pas le nombre de travailleuse·eur·s actif·ve·s sur leurs plateformes. La Conférence internationale des statisticiens du travail travaille à l’adoption d’une norme statistique internationale pour mesurer l’emploi sur plateforme numérique.
Source : OIT (2026). Digital labour platforms: Number of platforms and workers [Les plateformes de travail numériques : nombre de plateformes et de travailleuse·eur·s]
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Les femmes représentent une part croissante de la population occupée dans l’économie de plateforme et exercent souvent dans le travail domestique, les services de beauté et de bien-être, ainsi que le travail des données. Elles font face à des défis spécifiques, tels que la vulnérabilité au harcèlement sexuel, des rémunérations inférieures et la discrimination de la part des client·e·s (en particulier dans les secteurs masculinisés, comme le transport de personnes et la livraison). De plus en plus, des groupes de travailleuses et des syndicats mobilisent les travailleuses de plateforme afin de plaider pour de meilleures conditions de travail et la reconnaissance des inégalités fondées sur le genre.
Source : Justice numérique féministe (2019). Gender Equality in the Digital Economy: Emerging Issues [Égalité des genres dans l’économie numérique : enjeux émergents]
Conditions de travail, risques et droits des travailleuse·eur·s
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Les travailleuse·eur·s de plateforme numérique travaillent souvent dans des conditions de précarité. Beaucoup ont des revenus et des salaires variables et ne bénéficient ni de congés ni d’autres protections de l’emploi. Cela s’explique principalement par le fait que ces travailleuse·eur·s ne sont pas considéré·e·s comme des salarié·e·s des plateformes. Si certain·e·s travailleuse·eur·s, en particulier les femmes, recherchent la flexibilité offerte par les plateformes, celle-ci a souvent un coût. Étant donné que les plateformes sont souvent gérées par des algorithmes, les travailleuse·eur·s sont exposé·e·s aux biais codés, à l’absence de médiation humaine face aux conflits et aux enjeux de confidentialité et de protection des données.
Source : Rani et Furrer (2020). Digital labour platforms and new forms of flexible work in developing countries: Algorithmic management of work and workers [Les plateformes de travail numériques et les nouvelles formes de travail flexible dans les pays en développement : gestion algorithmique du travail et des travailleuse·eur·s]
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Les travailleuse·eur·s à la tâche et les travailleuse·eur·s de plateforme numérique ont les droits fondamentaux suivants :
- à la liberté syndicale et à la reconnaissance effective du droit de négociation collective ;
- à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire ;
- à l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession ;
- à un milieu de travail sûr et sain.
Ces principes sont reconnus comme des droits humains universels pour l’ensemble des travailleuse·eur·s.
La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît également le droit à un niveau de vie suffisant pour assurer la santé et le bien-être, y compris l’alimentation, le logement et les soins médicaux.
Source : OIT (2026). Principes et droits fondamentaux au travail
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La gestion algorithmique désigne les systèmes qui utilisent des données de suivi et d’autres informations pour organiser, attribuer, surveiller et évaluer le travail.
Bien que certains affirment que la gestion algorithmique réduit le risque de discrimination lié à la supervision humaine, des études ont démontré que ces systèmes peuvent générer de nouvelles formes de biais et de discrimination.
Les travailleuse·eur·s ont exprimé des inquiétudes concernant la protection de la vie privée, la surveillance et l’impossibilité de négocier ou de résoudre des conflits de travail, car elles·ils interagissent avec un système plutôt qu’avec une personne.
Source : Wood, A.J. (2021) Algorithmic management consequences for work organisation and working conditions [Conséquences de la gestion algorithmique pour l’organisation du travail et les conditions de travail]
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Les entreprises de plateforme se servent des systèmes d’évaluation et de gestion algorithmique pour surveiller et attribuer le travail aux travailleuse·eur·s de plateforme numérique. Leurs systèmes d’évaluation influencent la quantité de travail attribuée, les travailleuse·eur·s pouvant passer des heures à attendre du travail bien qu’elles·ils soient « en service ». Les entreprises peuvent également modifier leurs conditions générales et leurs structures tarifaires afin d’inciter les personnes à travailler à des heures de pointe spécifiques.
Cela signifie que, malgré l’illusion d’autonomie, les travailleuse·eur·s ont très peu de contrôle sur leurs horaires de travail, leurs revenus ou leur accès au travail.
Source : Wood, A.J. (2021) Algorithmic management consequences for work organisation and working conditions [Conséquences de la gestion algorithmique pour l’organisation du travail et les conditions de travail]
Modèles économiques et alternatives plus équitables
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Oui. Les coopératives de plateforme sont des exemples de modèles d’entreprise démocratiques détenus par les travailleuse·eur·s au sein de l’économie de plateforme. Ces modèles fonctionnent par l’intermédiaire d’applications technologiques similaires à celles des grandes entreprises du marché, à la différence fondamentale que la gestion économique et la prise de décisions sont entre les mains de leurs membres. Partout dans le monde, on assiste à un mouvement croissant de coopératives de plateforme dans divers secteurs d’activité. Celles-ci offrent aux travailleuse·eur·s les avantages du travail sur plateforme, mais de manière équitable et inclusive. Le Consortium pour le coopérativisme de plateforme a recensé plus de 630 projets de coopératives de plateforme dans plus de 50 pays à ce jour.
Source : Hiriyur, S. (2022). Informal workers harnessing the power of digital platforms in India [Les travailleuse·eur·s de l’informel tirent parti du potentiel des plateformes numériques en Inde]
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Les plateformes de travail numériques opèrent selon cinq modèles d’entreprise :
- Basé sur la localisation : les travailleuse·eur·s effectuent les tâches en présentiel, à proximité physique des client·e·s (par exemple, le travail domestique ou la conduite de taxi).
- Basé sur l’abonnement : les travailleuse·eur·s paient des frais d’abonnement pour bénéficier d’un accès régulier et continu aux services offerts par la plateforme.
- À la demande : ces plateformes servent d’intermédiaires entre deux parties pour la réalisation de services ponctuels ou de courte durée.
- Agences de placement numérique : elles mettent en contact les travailleuse·eur·s et les client·e·s en vue d’emplois à plus long terme, moyennant généralement des frais forfaitaires.
- Plateformes de marché : elles permettent l’échange d’informations et n’interviennent généralement pas dans la définition des conditions de travail.
Source : Tandon et Rati, (2021). Care in the Platform Economy: Interrogating the Digital Organisation of Domestic Work in India [Les soins dans l’économie de plateforme : une analyse critique de l’organisation numérique du travail domestique en Inde].
Réglementation, classification et protection du travail
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Oui, il s’agit d’un domaine où les réglementations ne cessent d’évoluer : de plus en plus de pays adoptent des lois pour encadrer l’emploi sur les plateformes afin de garantir une meilleure protection des travailleuse·eur·s. L’Observatoire des plateformes de travail numériques de l’OIT recense plus de 70 exemples de législations et d’accords de négociation collective qui prévoient des protections concernant le temps de travail, la sécurité sociale et la liberté syndicale, entre autres. Cet outil permet aux gouvernements, aux responsables des politiques publiques et aux organisations de travailleuse·eur·s de suivre l’évolution des politiques publiques dans ce domaine.
Une norme internationale du travail visant à promouvoir le travail décent dans l’économie de plateforme est actuellement en cours de négociation.
Source : OIT (2026). Digital Labour Platform Tracker [Observatoire des plateformes de travail numériques]
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Les entreprises de plateforme soutiennent que les travailleuse·eur·s de plateforme numérique sont des travailleuse·eur·s indépendant·e·s, tandis que les défenseur·euse·s des droits affirment que le travail sur plateforme estompe la frontière entre travail salarié et travail indépendant.
L’Organisation internationale du Travail définit les catégories de relations de travail en fonction de l’autorité que la personne exerce sur son travail, ainsi que du risque économique auquel elle est exposée.
Étant donné que les travailleuse·eur·s de plateforme numérique s’exposent à un risque économique élevé et disposent d’un niveau de contrôle faible à modéré sur leur travail, beaucoup soutiennent qu’elles·ils devraient être classé·e·s comme salarié·e·s ou comme non-salarié·e·s dépendant·e·s.
Toutes et tous les travailleuse·eur·s, quelle que soit leur situation dans l’emploi ou qu’elles·ils travaillent dans l’économie formelle ou informelle, ont des droits du travail.
Source : Fredman et al. (2025). Fair Work for Platform Workers: Lessons from the EU Directive and Beyond [Des conditions de travail justes pour les travailleuse·eur·s de plateforme : enseignements de la directive européenne et d’autres contextes]
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Lors de la Conférence internationale du Travail de 2026, employeurs, travailleuse·eur·s et gouvernements négocieront une nouvelle norme internationale du travail visant à promouvoir le travail décent dans l’économie de plateforme. Une fois la norme adoptée, les États membres seront invités à ratifier la convention et à promulguer des lois nationales conformes à celle-ci.
Aux niveaux national et régional, de nombreux pays commencent à réglementer l’économie de plateforme. La directive européenne relative au travail sur les plateformes et les réglementations étatiques en Inde (dans le Karnataka, le Rajasthan et le Telangana) illustrent cette tendance.
Source : OIT (2026). 114e session de la Conférence internationale du Travail
Travail sur plateforme, informalité et formalisation
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Oui, à certains égards. Les travailleuse·eur·s de l’économie de plateforme et de l’économie informelle connaissent souvent des niveaux de vulnérabilité similaires et un déficit de travail décent. Par exemple, les travailleuse·eur·s de plateforme numérique sont souvent classé·e·s par les entreprises de plateforme comme travailleuse·eur·s indépendant·e·s ou pour compte propre. Cela permet aux entreprises de maximiser leurs profits en échappant à leurs obligations d’employeur, telles que les cotisations à la sécurité sociale ou le paiement du salaire minimum. Comme les législations du travail de nombreux pays excluent les travailleuse·eur·s pour compte propre — qu’elles·ils travaillent dans l’économie formelle ou informelle —, les travailleuse·eur·s de plateforme se trouvent dans une situation tout aussi précaire que les travailleuse·eur·s de l’informel, notamment en ce qui concerne l’instabilité des revenus et l’accès limité aux soins de santé.
Source : Castel-Branco et al. (2021). The Future of Work in the Digital Age [L’avenir du travail à l’ère numérique]
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Les travailleuse·eur·s de plateforme travaillent de manières très diverses et sur une grande variété de tâches : elles·ils opèrent dans plusieurs secteurs, certain·e·s dans un lieu spécifique et d’autres à distance.
L’un des défis actuels réside dans la relation d’emploi déguisée entre les travailleuse·eur·s et les propriétaires des plateformes. Les entreprises soutiennent souvent que la plateforme met tout simplement en relation des entrepreneuse·eur·s indépendant·e·s avec des client·e·s et affirment qu’aucun fondement ne justifie l’application du droit du travail. Cependant, ces arguments masquent le niveau de contrôle que les plateformes exercent sur les travailleuse·eur·s au moyen d’algorithmes capables de régir l’accès des travailleuse·eur·s aux client·e·s et leur rémunération.
L’absence de réglementations appropriées entrave la reconnaissance et la protection des droits du travail des travailleuse·eur·s de plateforme.
Notre travail sur la formalisation
Cette page rassemble les concepts clés, les recherches, les analyses politiques et les ressources de WIEGO qui explorent comment la formalisation peut être conçue de manière inclusive et centrée sur les travailleur·euse·s.
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