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Garde d'enfants

La garde d’enfants dans les marchés : accompagner les travailleuses de l’informel à Accra, Durban et Kigali

Les travailleuse·eur·s de l'informel n'ont souvent pas accès à des services publics de qualité, notamment à la garde d'enfants, ce qui compromet les revenus des femmes de manière disproportionnée. WIEGO a travaillé avec des organisations de travailleuse·eur·s dans trois villes africaines — Accra, Durban et Kigali — pour développer des dispositifs de garde d'enfants destinés aux femmes en emploi informel travaillant dans les marchés.

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Women carrying goods on their heads walk through a busy market in Ghana.

Les porteuses de charges Aisha Adam (à gauche) et Hawa Latif (à droite) transportent des marchandises sur leur tête au marché de Kantamanto. Le travail de kayayei, ou porteuse de charges, comporte de nombreuses difficultés. Aisha décrit les contraintes physiques liées au transport de lourdes charges, la faible rémunération ainsi que les risques de violence et de vol. La nuit, de nombreuses kayayei, qui n’ont pas les moyens de se payer un logement, dorment dehors ou dans le marché, ce qui les expose aux voleurs susceptibles de leur dérober les revenus gagnés pendant la journée. Hawa Latif a quitté sa ville natale de Tulu, dans la Région du Nord du Ghana, pour venir à Accra et gagner sa vie comme kayayei. Elle a rapidement trouvé du travail auprès d’une vendeuse de manioc et de bananes plantains. Jour après jour, Hawa transporte de lourdes charges de produits depuis la boutique de sa patronne jusqu’aux véhicules des clients. C’est un travail physiquement éprouvant : Hawa parle de douleurs au dos et aux reins, mais elle ne peut pas se permettre de prendre un jour de repos simplement parce qu’elle se sent malade. Photo : Jonathan Torgovnik/Getty Images Reportage

Les parents qui travaillent, en particulier les femmes, doivent à la fois gagner leur vie et s’occuper de leurs enfants. Cela peut se traduire par une perte d’opportunités de revenus, une baisse des revenus et de longues journées à concilier travail rémunéré et non rémunéré. Les femmes en emploi informel sont touchées par cet enjeu de manière disproportionnée. Les recherches menées par WIEGO pendant la pandémie de la COVID-19 ont montré que les femmes ayant des responsabilités de soins accrues avaient connu une baisse de revenus plus importante que les hommes et avaient mis plus de temps à retrouver leurs revenus.

Offrir des services de garde d’enfants dans les lieux de travail informels — comme les marchés — est essentiel pour soutenir les femmes en emploi informel, ainsi que les familles qui dépendent des revenus de ces femmes. Cependant, mettre en place un service de garde d’enfants abordable est un défi en raison du coût, de l’espace restreint dans des zones de vente bondées et du manque de réglementation et de directives en matière de développement de la petite enfance.

Le Programme de protection sociale de WIEGO, en collaboration avec l’équipe d’Accra, Asiye eTafuleni et SYTRIECI, a travaillé à l’élaboration de solutions durables.

Découvrez comment des travailleuses et travailleurs en Afrique du Sud, au Ghana et au Rwanda développent et mettent en place des centres de garde d’enfants(ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Activités du projet

Le projet de garde d’enfants de WIEGO a été conçu pour répondre aux défis spécifiques de chaque ville. En collaboration avec ses partenaires, WIEGO a développé des dispositifs pour améliorer l’infrastructure et l’accessibilité financière de la garde d’enfants, a établi des relations avec des acteurs clés et a produit des données probantes sur la garde d’enfants destinée aux vendeuse·eur·s de rue et commerçant·e·s de marché. Le projet a fait appel à un modèle de gouvernance hybride garantissant la participation des parents, des travailleuse·eur·s et des représentant·e·s gouvernementaux.

Histoire vedette La garde d’enfants sur les marchés

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