A waste picker in Mbeubeuss

L'impact de la COVID-19 sur les travailleuse·eur·s de l'informel à Dakar

La La crise de la COVID-19 et l'économie informelle : les récupératrice·eur·s de déchets à Dakar, au Sénégalcrise de la COVID-19 a durement touché Dakar, et les travailleuse·eur·s de l'informel ont été les plus durement affecté·e·s. Beaucoup de ces travailleuse·eur·s –qui représentent plus de 90 % de la population active au Sénégal– ont complètement perdu leurs moyens de subsistance lors de la mise en œuvre de l’isolement social obligatoire au Sénégal et depuis, les revenus ont été lents à se rétablir, ce qui a été reconnu par les autorités sénégalaises. L'équipe de WIEGO à Dakar a mené des recherches sur l'impact de la crise de la COVID-19 sur les récupératrice·eur·s de déchets qui travaillent dans la décharge de Mbeubeuss. Pour en savoir plus sur la COVID-19 et les récupératrice·eur·s de déchets à Dakar et les résultats de l'étude, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur les expériences des récupératrice·eur·s de déchets et ce qu'elles·ils attendent de leurs gouvernements, lisez le blog de WIEGO ici :


Le travail à Dakar

L´équipe de Dakar

  • Adama Soumaré, coordination de l'initiative Villes focales à Dakar
  • Maguette Diop, assistant du projet Réduction de déchets dans les villes côtières

S'appuyant sur des interventions précédentes avec Bokk Diom, l'organisation des récupératrice·eur·s de déchets de la décharge de Mbeubeuss, en 2017, WIEGO a commencé à travailler à Dakar sous l'initiative Villes focales. L'objectif en est de garantir les moyens de subsistance des travailleuse·eur·s de l'informel et la reconnaissance de leur statut juridique. Pour ce faire, l'équipe de WIEGO à Dakar favorise le développement d'espaces de dialogue et de négociation entre les travailleuse·eur·s et les autorités pour obtenir des accords contraignants. Notre équipe travaille avec plusieurs secteurs, en particulier les récupératrice·eur·s de déchets et les travailleuse·eur·s dans les espaces publics, notamment les vendeuse·eur·s de rue et de marchés, les gargotières et les lingères.

Le travail de WIEGO à Dakar comprend :

  • La facilitation d'espaces réguliers de dialogue entre les autorités et les travailleuse·eur·s de l’informel pour développer de la confiance mutuelle et promouvoir les échanges sur les pratiques et politiques inclusives.
  • Le plaidoyer pour l'accès aux services publics et à la protection sociale des travailleuse·eur·s de l’informel.
  • Le développement de la recherche-action et de l'analyse pour soutenir les objectifs de plaidoyer des organisations des travailleuse·eur·s de l’informel.
  • Le renforcement des capacités et le leadership des travailleuses comme thème transversal.

Blog : Découvrez des histoires de leadership des travailleuses

Persona vendedora ambulante en las calles del mercado de Sandaga. Créditos: Dean Saffron.
Photo : Vendeur de rue au marché de Sandaga. Crédit : Dean Saffron.

Quels sont les objectifs que nous poursuivons ?

Participation à la reprise économique à travers le dialogue social

L’économie informelle au Sénégal représente 41,6 % du PIB national (ENSIS 2011). Les initiatives visant à la reprise économique doivent aborder la situation et les besoins des travailleuse·eur·s de l’informel. L'extension de la protection sociale et des droits du travail dans les discussions sur la reprise économique –notamment à travers la participation des organisations des travailleuse·eur·s dans des espaces institutionnels– constitue une priorité pour WIEGO à Dakar. Dans ce volet, le travail met l'accent sur le renforcement des liens stratégiques entre les organisations des travailleuse·eur·s de l’informel et les centrales syndicales afin de faire du plaidoyer en faveur de leurs besoins et revendications, ainsi que sur le rôle des femmes leaders dans ce processus. Dans le cadre de ce dernier objectif, WIEGO à Dakar et la Confédération Nationale de Travailleurs du Sénégal (CNTS) collaboreront dans un projet de renforcement des capacités de femmes leaders des organisations et syndicats de travailleuse·eur·s de l’informel.

Sécurisation des moyens de subsistance des récupératrice·eur·s de déchets

Les récupératrice·eur·s de déchets à Mbeubeuss jouent un important rôle dans la mitigation du changement climatique en récupérant 55 055 tonnes de matériaux recyclables, ce qui permet d'éviter l'émission de plus de 100 987 tonnes d'équivalent CO2. En plus, ces travailleuse·eur·s ont été –et continuent d’être– essentiel·le·s pendant la pandémie de la COVID-19, assurant avec leurs travail le bien-être des Dakarois·es, même si elles·ils doivent assumer des risques additionnels.


Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur les initiatives d'appui de Bokk Diom, l'organisation de récupératrice·eur·s a la décharge Mbeubeuss en faveur de ses membres et personnes vulnérables dans la décharge dans la cadre de la pandémie [en wolof].


Réduction des déchets dans les villes côtières grâce au recyclage inclusif (ReWCC): Étude de base sur les récupératrice.eur.s de la décharge de MbeubeussNéanmoins, leur rôle dans la gestion de déchets n'est pas reconnu et leurs moyens de subsistance sont menacés par le projet qui vise à la résorption de la décharge.

Pour en apprendre plus sur les récupératrice·eur·s de déchets qui travaillent à Mbeubeuss et leur travail à la décharge.

À travers le projet Réduction de déchets dans les villes côtières, et en collaboration avec le programme de Politiques urbaines, WIEGO à Dakar vise à promouvoir l’inclusion des récupératrice·eur·s de déchets dans le système de gestion de déchets. À cet effet, WIEGO travaille dans la co-production de recherche et analyse pour la défense et l'identification des moyens alternatifs de subsistance des récupératrice·eur·s ; le renforcement de capacités et l'accompagnement soutenu de Bokk Diom –en particulier, celles des récupératrices– ; la promotion des échanges entre les travailleuse·eur·s et les autorités ; et le partage des bonnes pratiques dans la fermetures de décharges dans le cadre des processus participatifs.

Mediante el Proyecto de reducción de residuos en ciudades costeras, y en colaboración con el Programa de Políticas Urbanas, WIEGO Dakar apunta a la inclusión de personas recicladoras en los sistemas de gestión de residuos. Para poder lograrlo, coproduce investigaciones y análisis por la identificación y preservación de medios de subsistencia alternativos para las personas recicladoras; provee capacitación y apoyo constante a Bokk Diom –en especial a mujeres recicladoras–; promueve intercambios entre personas trabajadoras y autoridades, y comparte prácticas adecuadas relacionadas al cierre de vertederos en el contexto de procesos participativos.

Lisez l'article tribune de WIEGO et la CNTS avec des recommandations pour une restructuration inclusive de la décharge de Mbeubeuss.

Blog : Une réflexion sur la façon dont les moyens de subsistance des récupératrice·eur·s de Mbeubeuss peuvent être sauvegardé·e·s dans le processus de résorption de la décharge.

Autonomisation juridique des travailleuse·eur·s de l’informel

La justice administrative constitue une avenue pour que les organisations des travailleuse·eur·s de l’informel puissent faire la défense de leurs droits. En collaboration avec les programmes Droit et Organisation et représentation de WIEGO, Dakar travaille dans le renforcement des capacités des organisations des travailleuse·eur·s de l’informel qui travaillent dans les espaces publics, principalement avec les vendeuse·eur·s de rue et de marché, les gargotières, pour contester les décisions des autorités locales qui agissent en violation des principes de justice administrative, notamment la responsabilité de se comporter de manière légale, raisonnable et équitable.

Cette intervention inclut :

  • La recherche et l'analyse du cadre juridique régissant les travailleuse·eur·s de l’informel dans l'espace public.
  • La réalisation d’activités de sensibilisation de travailleuse·eur·s, de juristes et de fonctionnaires sur le cadre légal et le droit administratif et avec ces derniers sur les expériences des travailleuse·eur·s de l’informel à travers des séjours d'exposition et dialogue.
  • L'établissement de liens institutionnels avec des avocat·e·s pro bono qui pourraient aider les organisations.
  • Le développement des capacités des organisations des travailleuse·eur·s de l’informel pour faire le plaidoyer (par exemple, en négociations collectives).
  • L'organisation de dialogues politiques.

Infos et publications

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Photo du haut : Une récupératrice de déchets, membre de Bokk Diom, travaille à la décharge de Mbeubeus. Crédit : Marta Moreiras.
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