A waste picker in Mbeubeuss

Le travail de WIEGO à Dakar

À Dakar, 78.8% des travailleuse-eur-s en activités non-agricoles sont en emploi informel. Dakar est donc un espace crucial dans la lutte des travailleuse-eur-s en emploi informel pour la reconnaissance et pour l’emploi décent au Sénégal, particulièrement dans le contexte actuel de la relance économique après la crise sanitaire et économique causée par la COVID-19.

 

Équipe de Dakar

Adama Soumaré
Coordinateur de l´initiative villes focales à Dakar
E-mail : adama.soumare@wiego.org

Maguette Diop
Assistant du projet Réduction de déchets dans les villes côtières
E-mail : maguette.diop@wiego.org

Une partie importante du travail à Dakar se concentre sur la sécurisation de moyens de subsistance de travailleuse-eur-s' en emploi informel, la reconnaissance de leurs droits et statut comme travailleuse-eur-s, l´extension de la protection sociale et leur inclusion sur les décisions qui leurs affectent, à travers de :

  • Renforcement de capacités d'organisations de base travailleuse-eur-s en emploi informel
  • Développement de relations stratégiques  
  • Co-développement de connaissances avec les travailleuse-eur-s
  • Création d'espaces de dialogue avec les autorités

Nouveauté : La note d'information statistique de WIEGO offre des données sur les travailleuse-eur-s en emploi informel à Dakar et au Sénégal

Les travailleur·euse·s de l’informel au Sénégal : profil statistique


Dans quel but travaillons-nous ?

Le travail de WIEGO à Dakar est axé sur deux volets principaux : la sécurisation des moyens de subsistance des récupératrice-eur-s de Mbeubeuss et la promotion d'une gestion inclusive d'espaces publics.

Sécurisation de moyens de subsistance de récupératrice-eur-s de Mbeubeuss

Le Sénégal s'est engagé depuis 2014 dans un processus de réformes structurelles, dont le programme zéro déchets (“pour des villes sénégalaises propres”) qui ne tient pas compte du rôle que les récupératrice-eur-s ont déjà, ni les inclut dans les processus de décision pour sécuriser leurs moyens de subsistance. Le programme Promoged financé par la Banque mondiale fait partie de cette initiative et inclut la fermeture de la décharge de Mbeubeuss, la privatisation de la gestion des déchets, et l'augmentation des restrictions d'accès aux matériaux recyclables jetés dans les espaces publics.

Lignes de travail

Partie du projet Réduction de Déchets dans les Villes Côtières, et en collaboration avec UPP, l'équipe de Villes Focales à Dakar travaille sur les volets stratégiques suivants : 

  • Renforcement organisationnel de Bokk Diom afin de leur permettre d'amplifier leur voix et leurs possibilités de s'insérer sur le nouveau modèle économique de gestion de déchets et pour faire la défense de leurs droits en tant que travailleuse-eur-s.
  • Recherche sur les moyens de subsistance alternatifs afin d'identifier des niches et des opportunités dans la gestion de déchets pour les récupératrice-eur-s et de développer des propositions pour les autorités. 
  • Alliances stratégiques au niveau national et international qui pourraient soutenir les efforts de plaidoyer de Bokk Diom en faveur d'une transition juste et ouvrir l'accès à des services aux récupératrice-eur-s, incluant les syndicats comme la CNTS, des organisations de la société civile, et à travers l’Alliance Globale de Récupérateurs. 
  • Articulation des efforts au niveau local et global à travers du Programme de politiques urbaines afin de plaidoyer en faveur de la sécurisation des moyens de subsistance des récupératrice-eur-s lors du processus de clôture de la décharge
  • Communications stratégiques pour le plaidoyer

Promotion d'une gestion inclusive d' espaces pour les vendeuse-eur-s de rue

Depuis 2019, sous prétexte qu’il fallait résoudre les problèmes de congestion des espaces publics, et dans le cadre du Programme zéro déchets (“pour des villes sénégalaises propres”), les travailleuse-eur-s dans les espaces publics à Dakar ont été victimes d’actions de déguerpissements, destruction de marchandises, et recasements forcés. Malgré leur rôle essentiel dans le bien-être des ménages les plus démunis, les actions punitives des autorités ont augmenté lors de la crise sanitaire de la COVID-19 sous couvert qu’ils étaient une source de propagation de la maladie. Plus récemment, les travaux pour le Bus Rapid Transit (BRT) et le train rapide (TVR) ont précipité le déguerpissement des vendeuse-eur-s de rue de leurs lieux de travail sans les avoir consultés.

Lignes de travail

L’équipe de Dakar Ville Focale collabore avec le Programme Droit à travers du projet de justice administrative ; les autres villes focales ; et le Programme de Politiques Urbaines et le Programme d´Organisation et Représentation. Les principales volets de travail comprennent :

  • Développement de liens de solidarité des organisations de vendeuse-eur-s de rue, marchand-e-s de marché et gargotières pour parler avec une seule voix au sein de la plateforme d´associations du secteur informel et se faire entendre par les autorités nationales et locales dans le cadre des réaménagements urbains. 
  • Autonomisation légale des travailleuse-eur-s (en collaboration avec le Programme Droit) en sensibilisant les travailleuse-eur-s sur le cadre légal et les instruments à leur disposition (dont la Recommandation 204 de l´OIT) pour contester les décisions et actions des autorités ; développer des alliances entre les organisations de travailleuse-eur-s et des avocats ; et sensibiliser les fonctionnaires municipaux sur l'inadéquation du cadre légal et promouvoir le dialogue avec les autorités locales autour de modèles plus inclusifs de gestion des espaces publics. 
    • Collaboration dans l'analyse de la situation autour des déguerpissements, visant à soutenir les efforts des organisations de travailleuse-eur-s plaidoyant pour des processus inclusifs de recasements.
  • Promotion des espaces de dialogue avec les autorités nationales et locales.
  • Alliances stratégiques avec les syndicats pour appuyer les efforts des organisations. 
    • Renforcement de capacités du leadership de femmes dans les syndicats de travailleuse-eur-s en emploi informel avec la CNTS.
  • Co-création de connaissances pour proposer des cas démonstratifs pour les gouvernements locaux en particulier avec Accra, Ghana.  
  • Communications stratégiques pour le plaidoyer.
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L'impact de COVID-19 sur les travailleuse-eur-s en emploi informel à Dakar

La crise du COVID-19 a durement touché Dakar, et les travailleuse.eur.s en emploi informel ont été les plus durement touché.e.s. Beaucoup de ces travailleuse.eur.s - qui représentent plus de 90 % de la population active au Sénégal - ont complètement perdu leurs moyens de subsistance lors de l'implémentation des mesures barrières au Sénégal et depuis, les revenus ont été lents à se rétablir : un fait reconnu par les autorités sénégalaises. L'équipe de WIEGO à Dakar a mené des recherches sur l'impact de COVID-19 sur les récupératrice-eur-s de déchets qui travaillent dans la décharge de Mbeubeuss en 2019 et 2021. Pour en savoir plus sur aux impacts soutenus de la COVID-19 sur les moyens de subsistance des récupératrice-eur-s de déchets à Dakar, cliquez ici.

La crise de la COVID-19 et l'économie informelle à Dakar, Sénégal


 

WIEGO et Bokk Diom. Février 2022. La crise de la COVID-19 et l'économie informelle à Dakar, Sénégal : impacts durables et agenda de redressement. Manchester, Royaume-Uni : WIEGO

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La crise de la COVID-19 et l’économie informelle - Mars 2021


 

WIEGO et Bokk Diom. Mars 2021. La crise de la COVID-19 et l’économie informelle : récupératrice·eur·s de déchets en emploi informel à Dakar. Manchester, Royaume-Uni : WIEGO

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Top photo: A woman waste picker, member of Bokk Diom, working at the Mbeubeus dump. Credit: Marta Moreiras.
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